Au-delà de l'écran
Ce que tu ne sais pas sur moi et pourquoi ça compte
Une femme aux racines multiculturelles née en France d’une mère allemande et d’un père italien.
Un cœur qui a besoin de mouvement, de nouveauté, et en même temps de revenir toujours à la même source.
Comment tu en es arrivée là ?
J’ai fait une année en fac d’art, puis un DUT communication, puis une année en design graphique. Monté une boîte à 22 ans avec des amis rencontrés via le mouvement des Colibris. Tout quitter.
Vécu six ans sans adresse fixe, un poids lourd aménagé, des saisons en France, en Suisse. À Lille, je me baladais avec une énorme boîte militaire en métal, tout mon matériel créatif à l’intérieur. Je l’ouvrais rarement.
C’est le nomadisme, la nature, les mains dans la matière qui ont tout rallumé. Un retour à ce que je savais faire depuis mes 15 ans, la création, le geste.
La peinture est arrivée un Nouvel An, seule en compagnie de psychédélique. J’ai pris un carnet acheté six mois avant et je n’ai plus arrêté. Par le geste, la parole se déliait. Des choses que je n’arrivais pas à dire autrement sortaient par le trait, par la couleur.
C’est devenu une médecine avant de devenir un métier.
L’astrologie, je l’ai d’abord apprise avec Debra Silverman (US),Josée Anne Sarazin-Côté (Québec) et à travers des transmissions d’Isabelle Elvira, Caroline Moye, Steven Forrest et tant d’autres. Merci à eux.
Mais la vraie école, c’est la pratique. Des années à interpréter, à écouter, à affiner. J’ai compris que ce qui m’intéressait ce n’était pas d’accumuler des savoirs, mais de faire une danse subtile entre la vue d’ensemble, les détails, les intuitions et la personne unique qui est en face de moi.
Ça fait 4 ans que j’ai mis tout ça au centre, vraiment.
Qu’est-ce qui t’a conduite à une pratique multidisciplinaire ?
Mon esprit fonctionne en arborescence.
Je n’ai jamais réussi à plonger dans un domaine sans avoir un œil dans une autre pratique en même temps.
Ce n’est pas un défaut à corriger, c’est la source de la richesse de ce que je fais.
Chaque discipline nourrit les autres.
Elles deviennent intimes et interreliées.
Ça apporte à mon art et à mes lectures astrologiques un angle qui ne se saisit pas facilement par le mental. Mais qui est immédiatement claire dans le corps.
C’est ça, l’épice Verena Franzetti.
Tu l’as saisie ou pas. Pas de demi-mesure.
Que représente l’art pour toi ?
Un antidote. Un cocon de dialogue avec ma psyché, mon inconscient.
Une promesse faite à moi-même : ne jamais garder ces œuvres dans une pochette. Les offrir au monde, même celles qui n’ont pas été photographiées, même celles qui se sont égarées.
Une médecine, un langage intemporel.
Ce que je n’arrive pas à exprimer autrement sort par le trait des scénarios intimes qui finissent par être universels.
Plus j’écris ou peins dans l’intime, plus ça touche à quelque chose de commun.
Mon art n’active pas le mental. Il active la mémoire dans tes cellules.
Que cherches-tu à transmettre à travers tes œuvres ?
Honnêtement, je ne sais pas avant de commencer.
Aucun de mes tableaux n’est préparé ou organisé.
C’est un flot de formes, de couleurs, tout ce qui ne passe pas par les mots.
La surprise arrive à la fin, en mettant les œuvres les unes à côté des autres.
Il y a un fil invisible. Un style commun. Et chaque œuvre raconte un temps clé de ma vie dont ma conscience n’était pas au courant.
Tigre Gardien. Aquarelle et mix média.
Comment souhaites-tu que l’on se sente face à ton travail ?
Vivant·e, présent·e, touché·e, dérangé·e, choyé·e.
Voyage sans escale dans ton ventre, ton cœur, tes cellules.
Le pulse de la vie qui se souvient au-delà de ton existence.
À qui s’adresse ton travail ?
À quelqu’un en quête d’un regard neuf. Qui sent qu’il y a quelque chose de plus profond sous la surface de ce qu’il vit et qui a envie de le regarder en face.
Je ne materne pas, je n’offre pas de solutions clés en main.
J’accueille avec une présence sincère, une écoute entière, des questions directes.
Je dévoile, j’articule différemment pour que tu retrouves accès à tes propres ressources.
Quelle place l’astrologie occupe-t-elle dans ta vie et ton travail ?
Elle me nourrit de manière souterraine, chaque jour. Elle met en perspective ce qui est évident mais qu’on ne voit pas juste là, sous le nez.
Elle guide mes choix esthétiques, mon rythme, mes stratégies (ou mes non-stratégies). Ma posture est colorée par mes archétypes. Je n’ai plus besoin d’aller à l’encontre de ma propre recette pour prouver quoi que ce soit.
Et dans les séances, elle est un outil de clarté et de courage. Pas besoin de savoir si c’est “vrai” ou “juste”. Ce qui compte c’est si ça fait bouger quelque chose. Si ça démembre une illusion. Si ça libère un désir qui voulait se manifester.
Qu’est-ce qui t’anime profondément ?
Être en lien. Guider sans sauver. Créer sans agenda.
Travailler à mon rythme, dans des espaces et des pays différents. Mettre mon art et mes disciplines au service de ce dont tu as besoin pas de ce que je suppose que tu devrais vouloir.
Mon art est une médecine multidimensionnelle.
Un miroir de ton dedans pour faire bouger ton dehors.
Ton intention en partageant ?
MIND SHAKING — SOUL CARING
Te faire ouvrir les yeux sur ton invisible.
Être honnête et vraie envers toi d’abord.
Toucher ce qui a besoin d’être touché, sans te le dire.
Un acte d’amour vulnérable.
Qu'est-ce que tu souhaites soutenir dans le monde ?
La création et l’expression radicale de ton être.
La beauté.
L’intelligence sensible du vivant.
L’amour de soi.
La complémentarité des cultures.
L’humour comme remède.
Quel futur aimerais-tu contribuer à façonner ?
Une humanité où être soi n’est pas un frein.
Où la différence devient force et nourricière.
Où les intérêts personnels ne viennent pas étouffer le bien-être collectif.
Où les élans collectifs respectent les rythmes personnels.
Verena
Retrouve tout mon univers, les manières d’être en lien et de collaborer ensemble ici



